09 Oct 2014

Les plaintes de Chantal BRUNEL contre Hugues RONDEAU sont fantaisistes

Rondeau et Brunel se rendent coup pour coup

THOMAS POUPEAU

Hugues Rondeau, l’ancien dirigeant (Cnip) de Bussy-Saint-Georges, et Chantal Brunel, la maire de la ville, s’opposent à travers de multiples procédures judiciaires depuis plusieurs semaines.

CE N’EST PAS UN HASARD si l’animosité entre Chantal Brunel, maire (UMP) de Bussy-Saint-Georges et Hugues Rondeau, son prédécesseur (Cnip), redouble depuis quelques semaines. On saura demain si le tribunal de Melun annule les élections municipales de mars dernier, comme cela vient d’être le cas à Pontault-Combault et Champagne-sur-Seine. Et s’il faut alors se relancer dans une campagne. L’édile a toutefois déjà indiqué qu’elle ferait appel en cas d’annulation du scrutin.

En attendant, les deux élus se rendent coup pour coup. Dernier épisode en date : l’audition d’Hugues Rondeau par les policiers du commissariat de Lagny-sur-Marne, dans le cadre d’une plainte déposée par la mairie de Bussy-Saint-Georges. Celle-ci porte sur un « vol de matériel informatique et de meubles » dans « l’ancien appartement de fonction » de l’ex-édile, ainsi que « dégradations volontaires de ce dernier ». Jean-Marc Florand — le nouvel avocat de Rondeau — qualifie ces plaintes de « fantaisistes ».

L’ex-maire indique même que « les documents qui lui ont été soumis à cette occasion sont des faux grossiers, qui contiennent une imitation maladroite de sa signature. » Le résultat des auditions vient d’être transmis au parquet de Meaux. Concrètement, la ville a fait constater les dégâts dans ledit appartement, par un huissier de justice. Soixante-dix clichés ont été pris et montrent un logement totalement vide, pas vraiment « dévasté » comme le dit la majorité, mais en mauvais état. « Important jaunissement de la peinture », « éclats importants dans le béton », « parquet flottant au sol en état d’usage avancé avec nombreuses dégradations », note l’huissier. Rondeau, lui, le juge… « comme neuf », dans un courrier adressé à la municipalité.

Autre épisode de tension entre les deux élus, la semaine dernière. La police judiciaire de Versailles s’était rendue en mairie — à la demande de la Chambre des comptes — pour effectuer un contrôle des « prestations et honoraires d’avocat ou conseils facturés à la ville ou à la Société d’économie mixte entre 2010 et 2013 », soit la fin du dernier mandat de Rondeau. La majorité n’avait alors pas manqué d’annoncer ce contrôle en séance publique du conseil municipal, pointant les « gabegies » de l’ancienne équipe.

Et l’ambiance n’est pas près de se détendre. Rondeau a indiqué qu’il souhaitait « déposer un certain nombre de plaintes pénales, à l’encontre de Chantal Brunel et contre X, notamment pour dénonciation calomnieuse et faux et usage de faux ». Et d’estimer être victime d’une « politique de harcèlement […] ». De son côté Brunel rétorque que ce qui l’intéresse, « c’est l’avenir des Buxangeorgiens, les aînés, les rythmes scolaires, les comptes de la ville à redresser, voilà ce sur quoi je travaille ! » Mais d’ajouter : « Toutefois, quand il y a des choses qui me semblent illégales, je les signale à la justice… »

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