08 Mai 2014

Jean-Marc Florand interrogé sur FranceInfo à propos de l’Affaire Audrey Vella

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L’Etat condamné après le meurtre d’une femme tuée par son ex-compagnon
La victime avait porté plainte à de nombreuses reprises contre son futur meutrier. La gendarmerie n’avait pas réagi. L’Etat a été condamné pour dysfonctionnement du service public de la justice.

C’est un fait rare. L’Etat vient d’être condamné pour dysfonctionnement du service public de la justice. En cause, la gendarmerie qui n’a pas empêché le meurtre d’une jeune femme.

En 2006, la victime porte plainte contre son futur meutrier. A trois reprises en janvier, octobre et novembre, elle signale le comportement violent de son ancien compagnon, sms à l’appui. Il la harcèle au téléphone et fait régulièrement des apparitions à son domicile, alors qu’ils sont séparés depuis plusieurs années. La dernière fois qu’elle se rend à la gendarmerie, c’est parce qu’elle a reçu des menaces de mort. Pour autant, la gendarmerie n’intervient pas.

Le 23 mars 2007, l’ancien compagnon est passé à l’acte. La jeune femme de 30 ans est poignardée à neuf reprises dans la boutique où elle travaille, dans le centre commercial de Claye-Souilly (Seine et Marne). Son ancien compagnon utilise un couteau de boucher pour la tuer.

« Alors que la lutte contre les violences faites aux femmes constitue une priorité nationale, l’abstention fautive des services de gendarmerie a créé une perte de chance d’empêcher l’assassinat », ont conclu les juges parisiens. Le tribunal correctionnel de Paris a donc condamné l’Etat à verser un total de 132.000 euros aux proches de la victime, notamment 30.000 euros à sa fille et 60.000 euros à sa mère, à titre d’indemnisation de leur préjudice.

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