08 Nov 2007

Décès en garde à vue dans l’affaire Bédier: demande de reconstitution

AFP Infos Françaises


Crime et délits, lois, justice, jeudi 8 novembre 2007 – 16:43 

Décès en garde à vue dans l’affaire Bédier: demande de reconstitution

PARIS – Les avocats du compagnon de Chantal Guéroult, morte en 2003 à l’issue de sa garde à vue dans le cadre de l’affaire Bédier, ont demandé à la juge chargée de l’enquête sur son décès d’ordonner une reconstitution de la fouille réalisée lors de sa garde à vue, a annoncé jeudi l’un d’eux à l’AFP.

 

Pour la partie civile, cette fouille n’a pas permis de trouver les comprimés du médicament antipaludéen que Mme Guéroult avait en sa possession à ce moment-là et dont l’ingestion massive à provoqué la mort, a expliqué Me Philippe Meilhac.

 

« Les fonctionnaires de police soutiennent que l’un d’entre eux a procédé, comme d’usage, à la fouille à corps de Chantal Guéroult à son arrivée dans les locaux de la brigade financière », rappellent les avocats, dans leur requête que l’AFP a pu consulter. « On peut légitimement douter », ajoutent Mes Meilhac et Jean-Marc Florand.

 

La compagne de Gilles Forray, adjoint UMP au maire de Poissy (Yvelines), avait été placée en garde à vue le vendredi 5 septembre 2003 pour être entendue par la brigade financière de Paris, dans le cadre d’une enquête sur des passations frauduleuses de marchés publics à Poissy mettant en cause M. Forray et Pierre Bédier, ancien secrétaire d’Etat aux programmes immobiliers de la Justice.

 

Prise d’un malaise cardiaque le dimanche soir alors qu’elle était transférée au palais de justice, elle avait été déclarée morte le lendemain, à l’âge de 56 ans.

 

Une enquête de l’IGS (la police des polices) ayant exclu toute faute de la part des policiers, l’affaire avait été classée sans suite en 2004.

 

Mais en septembre 2006, une information judiciaire contre X était ouverte à la suite d’une plainte de Gilles Forray pour « homicide involontaire et non-assistance à personne en péril ».

 

« Les policiers ont laissé à sa disposition des médicaments dangereux (…), il y a forcément des responsabilités », a affirmé M. Forray, dont ses avocats demandent l’audition par le juge.

 

mra/mck/pmg/df

 

© 2007 AFP. Tous droits réservés.