08 Juin 2011

Capobianco rejugé en septembre

Capobianco jean marc florand avocat
L’Est Républicain


Lorraine
Région Lorraine, mercredi 8 juin 2011, p. Région Lorraine19

Insolite

Capobianco rejugé en septembre

Éric NICOLAS

 

Nancy. Les dates sont connues depuis quelques jours : poursuivi pour des viols commis entre 1998 et 2003 sur onze de ses patientes, Joël Capobianco, 55 ans, médecin généraliste de Dommartin-les-Remiremont (88), comparaîtra devant la cour d’assises en appel de Meurthe-et-Moselle du 15 au 22 septembre prochains. Cette dernière sera présidée par Jean-Michel Perrin.

 

Lors de son premier procès, devant la cour d’assises des Vosges à Epinal, les jurés l’avaient reconnu coupable de viols sur neuf des plaignantes. Défendu par Me Luc Girard, le praticien vosgien, qui encourait 20 ans de réclusion et qui avait comparu libre, avait écopé d’une peine de 15 ans et d’une interdiction de la profession de médecin.

 

Joël Capobianco pratiquait l’hypno-sédation, technique très controversée qui consiste à « libérer la parole » après une injection de tranquillisant. Il est accusé d’avoir injecté de fortes doses de valium et de tranxène à ses patientes et de les avoir violées.

 

C’est une jeune femme âgée de 22 ans qui a dénoncé en premier, en juillet 2005, certains faits datant de l’été 1998.

 

Expo « Sous les jupes des filles »

 

Lors des audiences du premier procès, Joël Capobianco avait reconnu avoir agressé, en 1988, une jeune femme sur une plage de Bretagne.

 

Par ailleurs, en 2003, il avait écopé de deux mois de prison avec sursis après avoir été interpellé dans un fast-food nancéien alors qu’il matait l’intimité féminine avec une caméra dissimulée dans une chaussure. L’un des psychiatres qui avait examiné le médecin avait raconté : « Il m’a dit que son but était de recueillir des images et de faire une expo intitulée  »Je regarde sous les jupes des filles »… ». Enfin, le généraliste avait de nouveau été interpellé au camping de Bouzey (88) pour voyeurisme, en août 2009, alors qu’il était déjà mis en examen.

 

Incarcéré au soir du verdict, en juin 2010, Joël Capobianco a été remis en liberté par la chambre de l’instruction en janvier 2011.

 

Les magistrats nancéiens l’ont placé sous contrôle judiciaire avec interdiction stricte de quitter la France, de paraître dans les Vosges, d’entrer en contact avec les plaignantes et d’exercer la profession de médecin.

 

Le quinquagénaire réside dans la banlieue de Metz, au domicile de sa compagne, où il exerce la profession d’ingénieur informatique. Il sera cette fois défendu par Me Jean-Marc Florand, du barreau de Paris.

 

Illustration(s) :

 

Capobianco sera défendu par Me Jean-Marc Florand, du barreau de Paris. Photo d’archives A.MARCHI

 

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