28 Mar 2009

Affaire Le Goff. Jean-Marc Florand, avocat de la partie civile, doit, désormais, de nouveau plaider devant la Chambre d’instruction de la cour d’appel de Rennes.

Le Télégramme (Bretagne)


Samedi 28 mars 2009, p. MHN1

Affaire Le Goff.

Marie-Thérèse Bogard a été retrouvée morte le 27 juillet 2005, dans l’étang de sa propriété à Guern, près de Pontivy. Après plus de deux ans d’instruction, le tribunal de Lorient a établi une ordonnance de non-lieu en 2007, concluant à un suicide. Le fils de la victime, David Le Goff, ne veut pas croire à ces conclusions. Il avait fait appel, considérant «qu’il restait trop de zones d’ombre». Il se bat pour que soit reconnue la thèse de l’homicide. En novembre dernier, la cour d’appel de Rennes, avant de rendre son jugement pour une réouverture du dossier, avait choisi de repousser sa décision demandant un complément d’information. Un expert avait été nommé pour se rendre sur le terrain et trouver des éléments qui donneraient de nouveaux éclaircissements au dossier. Il vient de rendre son rapport médico-légal concluant, notamment, qu’«il est totalement impossible d’affirmer qu’un malaise cardiaque ou ses éventuelles manifestations puissent être à l’origine de la chute de la victime dans l’étang et de son décès». Jean-Marc Florand, avocat de la partie civile, doit, désormais, de nouveau plaider devant la Chambre d’instruction de la cour d’appel de Rennes. La Chambre pourra alors, soit rendre un arrêt confirmant l’ordonnance de non-lieu, soit ordonner le retour du dossier devant le juge d’instruction pour un complément d’information, soit renvoyer un éventuel accusé, après l’avoir mis en examen, devant la cour d’assises d’Ille-et-Vilaine.

 

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